Anasayfa | 100 Questions & Réponses sur la Foi

Comment l’au-delà est-il évoqué dans le Christianisme et le Judaïsme?


A- La Croyance de l’Au-Delà dans le Christianisme

 

D’après ce que nous apprend le Coran, Hz. Jésus nous informe sur l’existence de l’au-delà alors qu’il est bébé dans son berceau: “Et que la paix soit sur moi le jour où je naquis, le jour où je mourrai, et le jour où je serai ressuscité vivant.” (Marie, v.33)

Apprendre la résurrection par Hz. Jésus, alors qu’il était encore dans le berceau,  montre l’importance de cette croyance et aussi la place qu’occupent les messages transmis par Hz. Jésus dans le Christianisme. D’autre part, souligner cette réalité dès le stade du berceau montre qu’à son époque démentir l’idée d’un autre monde était répandue et qu’il allait lutter contre les mécréants. De ce fait, le miracle de réssusciter les gens lui a été donné, il a répondu aux revendications des Juifs Sadducéens qui déniaient l’au-delà ce qui montre bien que cette pensée était courante à l’époque. Tout ceci montre que la transmission de ce message était spécialement importante dans la vie de Hz. Jésus.  Certes, ceux qui ont cru, ceux qui se sont judaïsés, les Nazaréens, et les sabéens, quiconque d’entre eux a cru en Allah au Jour dernier et accompli de bonnes œuvres, sera récompensé par son Seigneur; il n’éprouvera aucune crainte et il ne sera jamais affligé.” (La Vache, v.62) [1] Certains versets comme celui-ci nous informent qu’une partie des chrétiens ayant vécu dans l’ère du bonheur ont cru àl’au-delà. Par ailleurs, il est reporté que ce verset est descencu à propos de Selman-i Farisî et ses amis qui étaient chrétiens au début. Ses amis lui annoncèrent que l’arrivée du Prophète était proche et qu’ils croiraient en lui s’ils le voyaient. [2]

Dans d’autres transmissions de versets on peut voir que cette croyance existait dejà ; Djabir (a.s.) a dit : « Losque ceux qui avaient immigré étaient rentré, le Messager d’Allah demanda : Pouvez-vous me raconter ce que vous avez vu de plus étrange dans le pays d’Abyssinie? L’un d’eux répondit : Ô Messager d’Allah (p.s.s.l.) on s’assied alors qu’une vieille femme passait à côté de nous. Elle portait un pichet de terre sur sa tête. Quand elle passa devant un jeune, le jeune mis sa main entre les épaules de la femme et la poussa. Sur ce, la femme s’est agenouillée par terre, son pichet s’était cassé. Après s’être levée, elle se tourna vers le jeune et lui dit: Ô oppresseur, tu sauras plus tard! Lorsqu’Allah installera le trône pour le tribunal final, qu’İl rassemblera ceux d’avant et ceux d’après, que les pieds et les mains raconteront ce qu’ils ont fait, tu sauras la situation entre moi et toi!

Djabir (r.a.) dit que lorsque cet évènement fut raconté au Messager d’Allah, il dit: La femme a dit juste, très juste. Comment Allah peut-İl porter de l’importance pour une nation où les droits des plus faibles ne sont pas protégés des plus puissants?! [3]

Cette histoire est importante dans le sens où elle montre que la croyance en l’au-delàet la résurrection physique existaient dejà dans le Christianisme. Elle montre aussi que la justice divine ne laissera pas l’oppresseur sans châtiment et l’opprimé sans récompense, ce qui est une source de réconfort essentielle pour le croyant qui gagnera force de cette foi.

Lorsque Négus pleura au moment où l’un des immigrés musulmans Ja`far récita la Sourate de Marie depuis le début jusqu’au verset trente-deux, il dit tout en pleurant: «Ces paroles émanent de la même source que les paroles de notre maître Jésus Christ.» [4] Ainsi Négus confirma ce que rapportait le Coran sur Hz. Jésus, ceci montrait bien combien le Coran était proche des réalités déclarées dans le Christianisme.

Ce qui est étrange dans le Judaïsme est que la croyance de l’au-delà n’existe pas dans la Torah. De l’autre côté, le Christianisme est aussi étrange dans le sens où il est dit que ce ne sera pas Allah, Leur Créateur, qui demandera des comptes aux gens mais Jésus, une personne créée elle-même, tout comme les autres, par Allah. Cette étrange situation ne peut être que le résultat d’une distorsion. [5]

D’après la Bible, la torture de l’Enfer dure éternellement [6], par contre certains chrétiens prétendent qu’Allah tiendra sa promesse mais qu’İl peut aussi changer d’avis et que les mécréants ne seront pas punis, que tout le monde ira au Paradis car la torture éternelle n’est pas un acte digne d’Allah. [7] D’après certains savants religieux, ceux qui sont privés du Paradis quelque soit leur actions, iront finalement au Paradis. [8] Même si la résurrection physique et spirituelle ainsi que le Paradis et l’Enfer sont mentionnés dans la Bible, [9] la vision dominante chez les chrétiens est qu’il n’y a pas de plaisir physique au Paradis comme manger, boire ou le marriage. [10] Les interprètes de la Bible interprètent les expressions qui indiquent les plaisirs physiques du Paradis comme des significations spirituelles tel le bonheur et s’éloignent ainsi de leurs réels sens. [11] Depuis l’ère du bonheur [12] jusqu’aujourd’hui, les chrétiens ont pris à la légère les termes qui passaient dans le Coran comme manger, boire au Paradis, vie de marriage, houris, palaces, demeures du Paradis, perles, rubis etc… Et utilisaient cela comme sujet d’attaque à l’İslam. [14] La raison qui pousse les chrétiens à croire ainsi est qu’ils croient que la résurrection physique sera totalement différente, que l’humain gagnera un aspect surhumain dans ce nouveau corps et qu’il deviendra même comme un ange. [15]

Malgré la présence d’une croyance d’un monde de barzag (domaine où les âmes attendent le jour du jugement) dans le Christianisme, toutes les sectes ne s’accordent pas sur cette idée. Chez les Catholiques il y a la croyance d’un purgatoire qui peut être ressemblé au châtiment de la tombe. [16] D’après cela ceux qui rentreront dans le purgatoire sont ceux qui ne sont pas purifiés de leurs péchés, ils resteront là-bas jusqu’à être purifié et s’élèveront ensuite au ciel. Mais il n’y pas ici d’interrogatoire par les anges. İl n’y pas aussi de terme net sur le jugement de l’âme mort. Par ailleurs, dans le Protestantisme et l’Orthodoxie il n’y a pas du tout de châtiment de la tombe ni ses bénédictions. [17]

Ce qui est étrange, c’est que les chrétiens assignent une divinité à Hz. Jésus et disent qu’il ne sait pas en revanche l’heure de la fin du monde.Voici l’expression d’un des interprètes de la Bible “Jésus a déterminé l’heure du jour du jugement en tant que Dieu mais ne peut savoir son heure en tant qu’humain(!) [18]

Pour les chrétiens l’intercession aura lieu dans ce monde. Cette situation a apporté une grande souveraineté aux clergés chrétiens. D’après eux, Allah est soumis aux actes des clergés, toutes les décisions qu’ils prennent sur terre sont acceptés dans le ciel. [19]

En retour des ordres et interdictions d’Allah, là où les sanctions divines, les récompenses et les châtiments, auront lieu est décrit comme le monde dans la Torah, et dans l’au-delà dans la Bible. Ainsi la Torah a fait en sorte que les gens se tournent vers le monde alors que les Evangiles veulent qu’ils se tournent vers l’au-delà. Le Coran, qui montre toujours le droit chemin, a établi un compromis en combinant ces deux bouts dans une heureuse synthèse et en restant loin de l’extrémisme. [20]

Maintenant, donnons des exemples concernant l’au-delà qui passent dans les Bibles d’aujourd’hui:

Le récit de la fin du monde ressemble à celui du Coran: “…le Soleil va s’assombrir, la Lune ne brillera plus et les étoiles tomberont du ciel, les forces des cieux trembleront.”

Dans les Bibles nous voyons aussi comment Hz. Jésus réssuscite les morts avec la permission d’Allah: “…Puisil s’approcha et toucha le cercueil qu'ils portaient, et les porteurs s’arrêtèrent. İl a dit: «Jeune homme, je te dis, lève-toi!» Le mort se leva et commença à parler, et Jésus le rendit à sa mère." [21]

Le fait qu’Hz. Jésus appelera les gens pour les questionner le Jour du Jugement est relaté ainsi : «Nous devons tous apparaître devant le siège de jugement du Christ pour que chacun puisse recevoir ce qu’il mérite en retour des actes accomplis dans le corps, bien ou mal. » [22]

Dans la Bible de Barnabas, qui défend le credo de l’unicité, il est possible de voir des termes similaires au Coran concernant les sujets sur l’au-delà, le Paradis, l’Enfer tout comme les sujets sur la foi. Dans cette Bible, beaucoup de détails ont été donnés sur l’au-delà. La réponse donnée sur l’existence de différents degrés dans le Paradis représente un exemple à ceci: “Barthélémy a dit: «Ô maître! Est-ce que la gloire du Paradis sera la même pour tout le monde? Si elle l’est, ce ne sera pas juste. Si elle ne l’est pas alors celui qui en a le moins sera jaloux de celui qui en a plus. Jésus répondu: ‘Ce ne sera pas égal car Allah est juste, et chacun sera satisfait car là-bas la jalousie n’existe pas. Dis-moi Barthélémy, il y a un maître qui possède beaucoup de servants et qui les habillent avec les même habits. Alors est-ce que des enfants qui sont habillés avec des habits d’enfants seront tristes de ne pas mettre des habits d’adultes?” [23]  


[1]. Voir aussi al-Mâide (La Table), 69; al-Hajj (Le Pélerinage), 17. [2]. Mawardî, I, 133.

[3]. Abu Abdillah Muhammad b. Yazîd  b. Mâja el-Kazwinî.as-Sunan, étude de Muhammad Fouâd Abdoulbaki, Darou'l-Kutubi'l-ilmiyya, Beyrouth, s.d., Fitan, 20, II, 1329.(s.d. est l’abréviation de “sans date”) [4]. Voir Muhammad b. İshâk b Yasâr, Siratu İbn İshâk, étude de M. Hamidoullah,  Konya, 1981, p. 196; İbn Hichâm, es-Sîratu'n-Nebewiyye, étude de M. as-Sakâ et ses amis, Beyrouth, s.d. I, 336-337.
[5]. Bien que dans le Christianisme la croyance d’être jugé après la mort existe, croire que Jésus s’est sacrifié les réconforte sur ce sujet. Cette croyance implique en réalité que personne ne sera tenu responsable de ses actes et ne sera donc pas jugé. (Ataurrahim, p. 174). [6]. Voir Mark, III, 29. [7]. Chahristanî, p. 251.
[8]. Yıldırım, Mevcut Kaynaklara Göre Hıristiyanlık, Édition Işık, İzmir, 1996, p. 217. [9]. Voir Matthieu, X, 28; XIII, 43; Mark, IX, 43-48; Luka, XVI, 24; John, Révélation, XXI, 8.
Malgré ces versets, à la question des Sadducéens posée à Jésus concernant le déniement de l’au-delà avec qui une femme mariée plusieurs fois dont les maris sont morts sera t-elle mariée au Paradis? Jésus répondit “au moment de la résurrection il ne sera pas question de mariage mais ils (gens du Paradis) seront tels des anges dans le ciel”C’est un exemple des contradictions qui se trouvent dans les bibles (ou même dans la même bible). (voir Matthieu, XII, 18-25)
[10]. Voir Abou Ataillah, p. 376 (al-Kanzou'l-Jalîl fî Tafsiri İnjil, I, de 464); Addison, p. 172. [11]. Abou Ataillah, p. 376.
[12]. Quelqu’un du Peuple du Livre demanda au Messager d’Allah (p.b.s.l.)"Prétends-tu que les gens du Paradis mangeront et boiront? Lorsque le Messager d’Allah répondit, "Oui! Je jure par Allah qui détient mon âme en main qu’il sera donné la force de cents personnes à une personne du Paradis pour qu’il mange, boit, et dans ses rapports et désirs" cet homme dit alors "Manger et boire apporte des besoins alors qu’il n’y a pas de peine dans le Paradis." Le Messager d’Allah répondit de nouveau: "Leurs besoins sortiront de leur corps en forme de gouttes de sueurs sentant le misk" (Ahmad b. Hanbal, Musnad, Darou'l-Fikr, Beyrouth, s.d., I, 63).
[13]. Les chrétiens prétendent que l’existence de telles choses est contraire à sa sainteté. Toutefois comme le hadice indiqué ci-dessus, tout gagnera une forme digne du Paradis. Tout ce qui se trouve au Paradis sera adapté selon ce royaume.
[14]. Abdullah et-Tercüman al-Andalousie,Tuhfatu'l-Arîb fî'r-Raddi alâ Ahli's-Salib, Hakikat Kitabevi, İstanboul, 1983, p. 53; Rahmetoullah al-Hindî, İzhâru'l Hakk, Darou'l-Kutubi'l-İlmiyya, Beyrouth, 1993, p. 330; Abu Ataillah, p. 377.
En fait, dans l’İslam, il n’y aucune allégation affirmant que les bienfaits du Paradis seront seulement matériels. Les bienfaits spirituels aussi sont mentionnés et il est dit qu’ils seront supérieurs. D’autre part, les bienfaits matériels ne présentent pas un obstacle pour les bienfaits spirituels. Dans le verset suivant, il est clairement relaté que gagner le consentement d’Allah qui est bien un plaisir spirituel, est supérieur aux plaisirs matériels: “Aux croyants et aux croyantes, Allah a promis des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, pour qu’ils y demeurent éternellement, et des demeures excellentes, aux jardins d’Eden [du séjour permanent]. Et la satisfaction d’Allah est plus grande encore, et c’est là l’énorme succès. (Le Repentir, 72).
[15].Louis Figuer. Le Lendemain De La Mort, Librairie Hachette, Paris, 1881, p. 60; Addison, p. 172.
[16]. Purgatoire, veut dire littéralement l’endroit où les croyants chrétiens demeureront pour se purifier des péchés, araf, lieu et durée de souffrance. (Saraç, p. 1134-1135). C’est traduit en Arabe comme (lieu de nettoyage) (voir Jabbur Abdunnur, Suhayl İdris. al-Manhalu'l-Karîb, 4. édition, Daru'l-Adâb, Beyrouth, 1983, p. 278. [17]. Abou Ataillah, p. 95; Yıldırım, p. 217. [18]. Abou Ataillah, p. 117. [19]. ibid, 221. [20]. voir Draz, p. 154, 182.
[21]. Luka, VII, 15-16. [22]. Paul, Corinthiens 2, V, 10.
[23]. Barnabas İncili, trad. de Mehmet Yıldız, Kültür Basın Yayın Birliği, İstanbul, s.d. p. 308.

Veysel Güllüce (Prof.Dr)

B- La croyance de l’au-delà dans le Judaïsme

Tout au long de l’histoire, que ce soit dans les anciennes religions ou celles qui existent encore, il est possible de voir une trace de la foi en l’au-delà, qu’elle ait été faible ou bien précise. Biensûr, dans les religions célèstes, ceci doit venir plus de la racine et est plus détaillé. Par contre lorsqu’on regarde ce qu’il en est dans le Judaïsme, on verra que la sujet est tout autre.

En effet, le Judaïsme qui est basé sur le message de Hz. Moïse et le livre sacré la Torah qui donne très peu de place à la vie de l’au-delà, ce qui laisse penser certains savants que la croyance en un autre monde n’existe pas dans cette religion.

Certains écrivains comtemporains demeurent sur le fait que l’Ancien Testament qui est donc aussi appelé la Torah et dont le texte original est descendu d’Allah, était complètement isolé de la vie de l’au-delà, de la résurrection et du châtiment. İls précisent que cela est étonnant pour un tel livre célèste.[1]

Addison ajoute que si le Judaïsme a un tel statut, c’est parce-que les traditions et les coutumes fondés sur des principes nationaux jouent un grand rôle. Ceci les poussa à penser àl’avenir de l’israël au lieu que chacun pense à son sort après la mort. Cette pensée les poussa à se moquer de la vie après la mort.[2]

Par contre, dans les recherches profondes et détaillées sur le Judaïsme on peut voir que les propos ci-dessus sont valables pour les cinq premiers livres de la Torah [3]attribués à Moïse. Les sujets sur la résurrection, l’au-delà sont mentionnés, peu soient-ils, dans les autres livres de la Torah. On peut aussi voir quelques signes sur la foi à l’au-delà dans les autres sources religieuses Judaïque comme le Talmud. [4] İl faut souligner ici que les Juifs nomment seulement les cinq premiers livres du nom Torah. Pour eux le Talmud est la Torah orale, [5] donc ils ont appris les sujets concernant l’au-delà oralement, par d’autres personnes.[6]

Des savants Juifs et des gens de la littérature se sont penchés sur la foi en l’au-delà dans leurs livres. L’un d’entre eux Sa’diya al-Fayumi dit : « Ce que notre Seigneur nous a appris c’est la résurrection des morts dans l’au-delà pour le châtiment, sur lequel notre communauté est d’accord » [7]  Le célèbre savant Juif Musa b. Maymun dit : « Je crois avec une foi parfaite que la volonté d’Allah se réalisera et que les morts réssusciteront pour vivre éternellement par la suite. » [8]

İl est utile de souligner qu’au retour de Babylone, les Juifs se sont divisés en deux tributs, les Samiriyya et les İbraniyya qui croyaient chacune à une Torah différente; chacune des tributs qualifiaient la Torah de l’autre « déformée ». La Torah de la tribut de Samiriyya parle plus de l’au-delà que l’autre. [9]

Certains savants Juifs affirment que la raison pour laquelle les cinq premiers livres de la Torah n’incluent pas la résurrection et la foi en l’au-delà est due au fait qu’à l’époque de Moïse la foi à l’au-delà était de toute façon solide. C’est pour ça qu’il était considéré inutile de rester sur ce sujet et plutôt nécéssaire d’insister sur l’unicité d’Allah car la croyance polythéiste dominait les Juifs d’alors. Un des savants Juifs İbn Kamuna dit: « Ne pas informer clairement Moïse et les Enfants d’İsraël sur ce sujet n’empêche rien…alors si on demande pourquoi ceci n’est pas mentionné dans la Torah, ce peut-être répondu ainsi :

« İl n’est pas permis de poser des questions ou débattre sur les sujets divins. İl y a peut-être une raison qu’on ignore derrière ça.»Puis il explique pourquoi la résurrection et le châtiment ne passent pas dans la Torah: “Les Prophètes sont les médecins des âmes avec le guidage d’Allah. Un médecin essayait de guérir les gens avec ce qu’il pouvait trouver à son époque, pareillement les gens de l’époque de Moïse ne déniaient pas la vie après la mort. Au contraire leur maladie était d’adorer les idoles, les étoiles et d’autres choses. C’est-à-dire qu’ils adoraient d’autres choses en dehors d’Allah.”Ainsi İbn Kamune attribuait le fait que ces sujets n’étaient pas mentionnés dans la Torah au fait que les Enfants d’İsraël étaient déjà au courant de cette croyance. İl continue comme suit: « Si la maladie des Enfants d’İsraël était de dénier la récompense et la punition dans l’autre monde alors ceci aurait été largement mentionné dans la Torah. Comme ce n’était pas le cas il a été jugé suffisant de répandre et de «laisser entendre»  le sujet au sein de la communauté. C’est pour cette raison que les Juifs croyaient et approuvaient la résurrection après la mort et l’éternité de l’âme. İls ont conservé cette croyance en la transmettant de génération en géneration. İls ont prié pour les morts et se sont repentis quand ils sentaient la mort approcher. » [10]

İl est en revanche dur d’agréer à ces prétentions et ces explications car l’objectif principal pour laquelle une religion est envoyée est d’abord l’unicité d’Allah et tout de suite après la foi en l’au-delà. İl est nécéssaire d’avertir fréquemment l’homme sur la vie de l’au-delà, l’Enfer et le Paradis car il se tourne constamment vers le monde qui l’attire avec ses désirs et envies. Spécialement si cette nation est la nation des Juifs qui est connue pour son avarice, elle a besoin plus que d’autres d’avertisssements. C’est pour cela que l’au-delà, l’Enfer et le Paradissont signalés plusieurs fois dans le Coran qui insiste sur le fait que le monde est éphémère. İl est possible de voir des informations aussi bien concises que détaillées sur la vie après la mort dans presque chaque Sourate. Contrairement aux prétentions des savants Juifs, qu’il ne soit mentionné nulle part, dans un livre divin descencu par Allah comme la Torah, ni le châtiment ni la récompense dans l’au-delà, prouve clairement que la Torah a été distordu. Ces explications sont toutefois importantes pour montrer que les Juifs croient en l’au-delà.

Alors qu’il ne se trouve aucune trace de la croyance en l’au-delà dans les cinq premiers livres de la Torah d’aujourd’hui, le fait que l’au-delà, l’Enfer et le Paradis soient mentionnés si concis dans les autres livres attribués aux autres Prophètes est interprété différemment.

Selon certains savants ayant fait des recherches sur ce sujet, la raison de ce changement est inconnue.[11] Quelques théologiens du Livre Sacré, en rapport à la similarité entre la croyance de l’au-delà dans le Judaïsme et le Zoroastrisme, disent que cette croyance est entrée dans le Judaïsme avec l’influence du Zoroastrisme à la fin de l’esclavage à Babylone. Elle s’est ensuite développée graduellement.[12] Par rapportà d’autres, il peut y avoir trois probables raisons externes partagées géographiquement et culturellement: la Mésopotamie, le Canaan et l’İran.[13]

Will Durant dit: “L’idée de résurrection chez les Juifs s’est intallée seulement après qu’ils aient perdu l’espoir de dominer le monde. Les Juifs ont sûrement pris cette idée des Perses ou peut-être certaines choses des Égyptiens. De ce résultat spirituel est nait le Messianisme."[14] Zaza qui possède des œuvres sur le Judaïsme agréece point de vue et dit: «Les Juifs ont commencé à penser aux sujets invisibles et inconnus après avoir vécu l’esclavage à Babylone et avoir été dispersés par les Romains.»[15]

Ci-dessus il est donc revendiqué que la foi en l’au-delà dans le Judaïsme est due à des causes spirituelles, à des résultats forcés par certaines conditions, pour se consoler en quelque sorte de n’avoir pu trouver le bonheur dans ce monde et obtenir la souveraineté, ce qui les poussa à chercher tout ceci dans un autre monde. Ce sont des prétentions, les prétentions de ceux qui prétendent que la source des religions repose non sur la révélation mais d’autres raisons mondaines.

Une telle compréhension pousserait à évaluer la source des religions avec un point de vue évolutionniste ce qui serait contraire à ce que le Coran nous a fait savoir, àsavoir “les gens formaient une seule communauté puis ils divergèrent”[16] Les gens sont formés d’une seule racine physique et du point de vue de la foi, ils sont nourris spirituellement d’une seule source. Lorsque dans la nature des gens,  il se produit une variation ou un flottement, ils sont alors guidés et corrigés de nouveau par le biais d’un Prophète.[17]

İl y a un conflit dans le Judaïsme sur le sens de akhirou’l-ayyam (derniers jours)[18]. Est-ce utilisé pour le châtiment et la récompense le jour où les gens seront réssuscités ou pour exprimer le jour où ils seront tranquilles après les guerres et qu’ils vaincront leurs ennemis.[19]

D’autres savants chercheurs acceptent qu’il y a bien une sorte de croyance en l’au-delà dans le Judaïsme mais qu’elle n’est pas clairement expliquée comme dans le Coran.[20] İls expriment que dans les livres de l’Ancien Testament attribués aux Prophètes, les termes Enfer, Paradis sont mentionnés mais superficiellement au point que cela n’a pas suffit à protéger ou garder les juifs des avarices du monde.[21] D’autres pensent même que cette croyance est différente. D’après ceux qui font des recherches sur le Judaïsme, le peuple Juif se divise en deux. Le premier groupe a vécu libre et heureuxdans le monde. İls ont gagné une richesse matérielle avec le consentement d’Allah. Le deuxième groupe lui, contrairement à l’autre, a vécu une vie d’esclavage et d’exile. Selon la pensée Juive, ceux-là reviendront aux monde pour profiter des biens terrestres et recevoir leur part.[22]

Tout comme le terme au-delà, le terme résurrection qui passe dans l’Ancien Testament veut-il dire revivre après la mort ou réveil et stabilité politique et terrestre de la nation Juive. Par exemple la déclaration «Tes morts vont réssuscités, les corps vont se levés, Ô gens de la terre, réveillez-vous!»[23] est interprétée par certains éxégètes de l’Ancien Testament comme si cela ne correpondait pas à la résurrection au jour du Jugement mais la résurrection terrestre des Juifs après leur esclavage. Commenter ainsi ces termes qui prouvent clairement la résurrection dans l’au-delà est une sorte de distorsion.

 Avec ça, il y a aussi des versets dans l’Ancien Testament qui parle de résurrection tribale.[24] On peut dire par exemple que la phrase, “La plupart de ceux qui dorment dans la poussièremondaine, certains vont se réveiller dans la vie éternelle, certains vont se réveillern dans la honte et l’infériorité éternelle.”[25] signifie, comme l’interprètent les éxégètes chrétiens, la résurrection tribale des Juifs et non la résurrection physique. Car dans ce verset il est question d’une partie de ceux qui “dorment” et non de la totalité des humains alors que la résurrection physique se fera pour tous les humains.[26] En revanche les phrases “ceux qui dorment dans la poussière”,“vie éternelle et honte et infériorité éternelle” possèdent un aspect qui soutient les prétentions opposées. En tout cas ce verset exprime clairement pour certains savants l’idée de l’au-delà.[27]

On comprend que les Juifs ayant vécu pendant l’Ère du Bonheur croyaient à l’au-delà et à la torture dans la tombe: Un rabbin Juif vint voir le Messager d’Allah et lui dit: “Ô Mohammad! Allah tiendra le Jour du Jugement les cieux sur un doigt, les planètes sur un doigt, les montagnes et les arbres sur un doigt, l’eau sur un doigt et les autres créatures sur un doigt.” Puis il dit: “Je suis le Roi!” Sur ce, le Prophète répondu aux dires du rabbin avec surprise et agrément en souriant. Puis il lit ce verset [28]: “İls n’ont pas estimé Allah comme İl devrait l’être alors qu’au Jour de la Résurrection, İl fera de la terre entière une poignée, et les cieux seront pliés dans Sa (main) droite… ”(Les Groupes, v.67)

Par d’autres rumeurs on peut comprendre que les Juifs de l’Ère du Bonheur croyaient au sort dans la tombe. D’après une rumeur, une femme venue voir Hz. Aïsha pria ainsi, “Qu’Allah te protège de la torture dans la tombe.”[29]

En réalité, dans les premiers épisodes de l’Ancien Testament, il est écrit que seule une sorte d’ombre reste de l’homme après la mort qui est appelée “cheol” en Hébreux et traduit “makarrou’l-mawt” en Arabe, il est indiqué que les gens vont se rassembler dans un trou sous-terre, qu’ils soient justes ou non[30], il est donc possible que ce mot signifie ici “la torture dans la tombe.” Par contre, comme nous avons souligné ci-dessus, on peut dire que le domaine de la tombe existe dans le Judaïsme mais tel qu’il paraît dans les religions primitives et qu’il est différent decelui dans l’İslam.[31] Dans le Judaïsme, il est question de bienfaisance et châtiment seulement pour l’âme mais il n’est pas mentionné que les anges questionneront.[32]

Dans les sources Juives d’aujourd’hui, il est indiqué que dans le Paradis les choses matérielles, manger, boire, marriage, rapport intime, montagne, jardin et ruisseau n’existent pas.[33] Par contre, d’après ce que l’on comprend des récits, les Juifs de l’Ère du Bonheur croyaient aux choses matérielles et aux plaisirs dans le Paradis contrairement aux Juifs d’aujourd’hui. Un savant Juif demanda au Messager d’Allah ce que les croyants allaient manger d’abord puis avec quoi ils allaient se nourrir et boire ensuite, lorsque le Messager d’Allah lui répondit, le juif confirma en disant, “Tu as dis juste.”[34] Cette situation montre en évidence que la distorsion dans le Judaïsme continua tout au long de l’histoire.

Les livres de l’Ancien Testament décrivent l’Enfer comme un lieu sous-terre terrible et sans retour où les gens se rassembleront en présence d’Allah. [34] D’après les Juifs et comme le raconte le Coran de par leur parole, rester en Enfer ne sera que pour une courte durée. Les bons comme les mauvais finiront par profiter des biens éternels. Personne ne restera en Enfer si ce n’est ceux qui se sont suicidés et ceux qui ont égaré, qui ont dirigé les gens vers la mauvaise voie. [37]

Dans le Judaïsme, il n’y a aucune trace sur les signes du Jour du Jugement dans l’Ancien Testament. Mais on peut retirer une preuve circonstancielle des dires du savant Juif Sa’diya al-Fayumi. İl dit: “Croyons-nous, nous les croyants àl’unicité d’Allah, que le Créateur Suprême réssuscitera tous les morts dans l’au-delà pour le châtiment? Alors est-il possible de nier que nos morts sont privilégiés de bienfaits étant donné le temps supplémentaire qu’il leur est accordé et d’être réssuscité avant le Jour du Jugement et que ces vies vont être ajoutées à la vie de l’au-delà? N’est-ce pas une justice pour ceux qui ont été exposés à chaque malheur et souffrance? Ainsi, notre communauté a été testée avec de grandes choses. Elle mérite donc ce temps supplémentaire avant l’au-delà. En conséquence, ils seront la meilleure communauté en patience et en souffrance comme en ikhsan (adoration parfaite d’Allah). [38]

On peut voir qu’il y a différents sens de l’au-delà dans les différentes sectes Juives. Par exemple, dans l’une des dernières sectes, la secte Kostanis, il y a l’au-delà, le châtiment et les bonnes actions alors que la secte Dustanis croit que ces derniers se réaliseront dans le monde et non dans l’au-delà.  Les Esséniens qui est l’une des plus anciennes sectes Juives [39], croient à l’éternité de l’âme, les Sadducéens eux nient complètement l’au-delà. [40]

Nous pouvons classer les traits généraux de l’au-delàen trois matières :

1. La Torah d’aujourd’hui, c’est-à-dire les cinq premiers livres attribués à Moïse, qui n’intègre ni l’au-delà ni la résurrection et ni le châtiment.

2. Les livres de l’Ancien Testament attribués aux Prophètes comportant quelques signes concernant le sujet.

3. Les interprètes du Talmudet des principes Juifs mentionnant la vie de l’au-delà. [41]

Après avoir analyser du début jusqu’à la finl’Ancien Testament, nous trouvons approprié de partager ce qu’on a identifier sur le sujet de l’au-delà. İl sera ainsi possible de voir de plus près combien les livres attribués à Moïse et ceux attribués aux Prophètes donnent place à ce sujet.

Les déclarations faites sur la vie de l’au-delàet la résurrection dans l’Ancien Testament :

“Et l'Éternel Dieu le chassa du jardin d'Éden, pour qu'il cultivât la terre, d'où il avait été pris.” [42]

« …Je fais vivre et Je fais mourir… » [43]

« Et comme on enterrait un homme, voici, on aperçut une de ces troupes, et l'on jeta l'homme dans le sépulcre d'Élisée. L'homme alla toucher les os d'Élisée, et il reprit vie et se leva sur ses pieds.” [44]

“ İl met à découvert ce qui est caché dans les ténèbres, İl produit à la lumière l'ombre de la mort”. “Quand ma peau sera détruite, il se lèvera; Quand je n'aurai plus de chair, je verrai Dieu.” “Au jour du malheur, le méchant est épargné; Au jour de la colère, il échappe.” [45]

“Car tu ne livreras pas mon âme au séjour des morts, Tu ne permettras pas que ton bien-aimé voie la corruption.” “ Tu me feras connaître le sentier de la vie; İl y a d'abondantes joies devant ta face, Des délices éternelles à ta droite.” [46]

“N'épargne pas la correction à l'enfant; Si tu le frappes de la verge, il ne mourra point.” “En le frappant de la verge, Tu délivres son âme du séjour des morts.” “Que ton cœur n'envie point les pécheurs, Mais qu'il ait toujours la crainte de l'Éternel.” “De même, connais la sagesse pour ton âme; Si tu la trouves, il est un avenir, Et ton espérance ne sera pas anéantie.” [47]

“Que tes morts revivent! Que mes cadavres se relèvent! -Réveillez-vous et tressaillez de joie, habitants de la poussière! Car ta rosée est une rosée vivifiante, Et la terre redonnera le jour aux ombres.” [48]

“En ce temps-là se lèvera Micaël, le grand chef, le défenseur des enfants de ton peuple; et ce sera une époque de détresse, telle qu'il n'y en a point eu de semblable depuis que les nations existent jusqu'à cette époque. En ce temps-là, ceux de ton peuple qui seront trouvés inscrits dans le livre seront sauvés.” “Plusieurs de ceux qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, et les autres pour l'opprobre, pour la honte éternelle.” “Ceux qui auront été intelligents brilleront comme la splendeur du ciel, et ceux qui auront enseigné la justice, à la multitude brilleront comme les étoiles, à toujours et à perpétuité.” “Toi, Daniel, tiens secrètes ces paroles, et scelle le livre jusqu'au temps de la fin. Plusieurs alors le liront, et la connaissance augmentera.” [49]

D’ailleurs il est aussi raconté dans un autre verset que les os des Enfants d’İsraël morts avaient crû de chair dans une vallée. [50] Cette histoire nous rappelle les histoires du Coran transmit ainsi, Ceux qui quitta leur pays par peur etHz. Uzayr.

Que les sujets sur l’au-delà soient si faibles et peu nombreux est une grande preuve de la distorsion de l’Ancien Testament. Surtout le fait qu’il n’y a rien sur l’au-delà dans les cinq premiers livres qui forment la Torah est, comme disent beaucoup de rechercheurs, une chose inacceptable pour un livre divin. Malgré ça certains interprètes chrétiens de l’Ancien Testament ont distordu de nouveau ces versets et ont interprété les phrases concernant la résurrection dans l’au-delà comme la résurrection tribale. Ceci a totalement isolé l’Ancien Testament  de l’au-delà et a transformé ce livre en un livre mondain. Ainsi, avec l’expression du Coran, ceux qui sont très attachés au monde et ceux parmi les humains qui sont les plus ambitieux sont les Juifs, [51] qui deviennent de plus en plus accrochésà ce monde. Alors que les avertissements d’une récompense ou d’un châtiment dans l’au-delà préviennent bien souvent l’homme, les Juifs qui se préservent difficilement des plaisirs du monde qui les poussent encore plus à penser juste à ce monde, oublient l’au-delà et n’ont pas peur de la mort car ce genre d’avertissement prend trop peu de place dans le livre des Juifs.

Jusqu’à maintenant on a donné place aux partisans du Judaïsme et aux points de vue des savants qui ont classé le Judaïsme en s’en tenant aux sources juives. Voyons à présent le Judaïsme et la Torah par le Coran :

D’après le Coran, la Torah est un livre descendu à Moïse et qui contient guidage et lumière. Lorsque nous nous référons aux versets qui parlent du contenu de la Torah, on peut voir que la Torah est un livre qui est reconnu pour expliquer tout en détail : “Puis Nous avons donné à Moïse le Livre complet en récompense pour le bien qu’il avait fait, et comme un exposé détaillé de toute chose, un guide et une miséricorde. Peut-être croiraient-ils en leur rencontre avec leur Seigneur (au jour du Jugement dernier).” (les bestiaux, v.154) “Nous écrivîmes pour lui, sur les tablettes, une exhortation concernant toute chose, et un exposé détaillé de toute chose. «Prends-les donc fermement et commande à ton peuple d’en adopter le meilleur. Bientôt Je vous ferai voir la demeure des pervers.” (Le Mur d’Araf, v.145)

Les sujets expliqués en détails sont premièrement ceux sur l’au-delà. En effet, à la fin du premier verset, la phrase “Peut-être croiraient-ils en leur rencontre avec leur Seigneur” montre que la raison la plus importante pour laquelle la Torah a été donné à Moïse est la foi en l’au-delà. A la fin du deuxième verset la phrase “Bientôt Je vous ferai voir la demeure des pervers” montre bien que les mécréants iront en Enfer.[52] Dans d’autres versets on peut voir que les sujets sur l’au-delà et le Jour du Jugement font partie des choses révélées à Moïse. Dans un verset adressé à Moïse il est dit: “L’Heure va certes arriver. Je la cache à peine, pour que chaque âme soit rétribuée selon ses efforts.” (Ta-Ha, v. 15) Dans un autre verset Hz. Moïse et Hz. Haroun disent:  “İl nous a été révélé que le châtiment est pour celui qui refuse d’avoir foi et qui tourne le dos.” (Ta-Ha, v. 48)

Dans la Sourate A’la, il est mentionné que les bandits vont rentrer dans un grand feu, que ceux qui auront dominé leur esprit propéreront et après avoir déclaré que la vie de l’au-delà est plus bénéfique que la vie terrestre, il est dit que ces informations sont dans les premières feuilles, dans les feuilles de Hz. Abraham et Hz. Moïse: “Ceci se trouve, certes, dans les Feuilles anciennes, les Feuilles d’Abraham et de Moïse.” (A’la, v.18-19)

On peut aussi remarquer que cette croyance se trouvait chez les gens ayant cruà Moïse. Le plus bel exemple est ce que disaient les magiciens qui croyaient à Moïse. Après avoir cru, les magiciens ont dit, face au Pharaon qui les menacer d’une mort cruelle, sans se soucier de lui: Par celui qui nous a créés, dirent-ils, nous ne te préférerons jamais à ce qui nous est parvenu comme preuves évidentes. Décrète donc ce que tu as à décréter. Tes décrets ne touchent que cette présente vie. Nous croyons en notre Seigneur, afin qu’İl nous pardonne nos fautes ainsi que la magie à laquelle tu nous as contraints». Et Allah est meilleur et éternel. Quiconque vient en criminel à son Seigneur, aura certes l’Enfer où il ne meurt ni ne vit. Et quiconque vient auprès de Lui en croyant, après avoir fait de bonnes œuvres, voilà donc ceux qui auront les plus hauts rangs, les jardins du séjour (éternel), sous lesquels coulent les ruisseaux, où ils demeureront éternellement. Et voilà la récompense de ceux qui se purifient [de la mécréance et des péchés].” (Ta-Ha, v.72 à 76) [53]

On peut donc voir dans ces versets que la foi des magiciens qui ont cru en Moïse était solide et indestructible et que Moïse avait expliqué à sa tribut très clairement et en détails les sujets concernant l’au-delà.

İl est inscrit dans plusieurs versets que la Torah a été falsifiée dans les périodes suivantes: “İl en est parmi les Juifs qui détournent les mots de leur sens…” (Les Femmes, v.46) [54] “Malheur, donc, à ceux qui de leurs propres mains composent un livre puis le présentent comme venant d’Allah pour en tirer un vil profit!..” (La Vache, v.79) Avec ces versets, cette vérité est clairement exprimée et ceux qui ont falsifié le livre d’Allah ont été dénoncé violemment.

Certes, les expressions sur l’au-delà, le Paradis et l’Enfer ont fait partie de cette distorsion. La Torah d’aujourd’hui en est la preuve. Mais si on fait attention aux versets où sont transmises les déclarations des juifs de l’Ère du Bonheur sur le Paradis et l’Enfer, on verra alors que les juifs de l’époque croyaient, même si il y avait des choses fausses, en l’au-delà. Ceci est aussi visible dans les hadices qui font part de ça.

«Le Feu ne nous touchera que pour quelques jours comptés!» (La Vache, v.80), «Nul n’entrera au Paradis que Juifs ou Chrétiens» (La Vache, v.111), Dis: «Si l’Ultime demeure auprès d’Allah est pour vous seuls, à l’exclusion des autres gens, souhaitez donc la mort [immédiate] si vous êtes véridiques!» (La Vache, v.94) Ce genre de verset montre donc qu’ils avaient la foi en l’au-delà, au Paradis et à l’Enfer, mais il n’empêche pas qu’il y ai des fautes et des falsifications dans cette croyance.

On peut aussi voir dans certains versets que la passion et l’attachement profonde que portaient les juifs pour cet univers mondain signifiaient que leur foi était faible: “Et certes tu les trouveras les plus attachés à la vie [d’ici-bas]…” (La Vache, v.96)

A travers ces explications, on voit que le Coran se penche sur le Judaïsme et la Torah en soulignant quelques points:

1. Même si l’au-delà n’est pas pris en main largement comme dans le Coran, il est tout de même expliqué en détail dans la Torah. Hz. Moïse a transmis cette croyance à sa tribut et les gens qui croyaient en Hz. Moïse à cette époque croyaient fermement à l’au-delà, au Paradis et à l’Enfer.

2. Malgré que les juifs de l’Ere du Bonheur aient cru en l’au-delà, au Paradis et à l’Enfer, à cause des falsifications faites dans la Torah et de la passion qu’ils portaient dans leur esprit pour ce monde, cette foi deumera faible et devint remplis d’erreur.

3. Dans le Coran, les juifs sont intitulés comme extrêmement attachés au monde. İls lui portent beaucoup d’importance et craignent la mort, pour ce, il est sous-entendu qu’ils seront une nation qui négligera et pensera peu à l’au-delà, au Paradis et à l’Enfer et ce, à chaque époque.

En effet, comme on peut donc constater, la meilleur information et la plus correcte sur les juifs, loin aussi de l’extrémisme, est donnée par le Glorieux Coran, comme pour tous les autres sujets d’ailleurs.

 

LEGENDE:

[1] M.A. Draz, Kur’ân Ahlakı, traduc. Par Emrullah yüksel, Ünver Günay, Édition İz, İstanbul, 1993, p.153; Muhammad Gazali, al-Mahawiru'l-Khamsa li'l-Qur'an'il-Karim, Caire, 1989, p.149; Abou’l-Hasan Ali an-Nadwi. as-Sirau  bayna'l-Iman wa'l-Maddiyya, Darou’l-Qalam, Koweït, 1981, p. 17.

Nous avons ressenti le besoin de faire plus de recherches sur ce sujet à cause de certaines prétentions sur le Judaïsme et la Torah.

[2] Voir Addison, p.158.

[3] Les cinq premiers livres de la Torah: Genèse, Exode, Lévitique, Nombres et Deutéronome.

[4] Fawi, p.146; Abou Ataillah, p. 147; voir aussi Francine Kaufmann-Josy Eisenberg, Yahudi kaynaklarına Göre Yahudilik, (Mehmet Aydın, dans Din Fenomeni, Konya, 1995, p. 99-100)

[5] Abou Ataillah, p. 140. (İbn Kamouna. Tanqihu'l-Abhas fi'l-Milali's-Salas, transmis de la page 140)  

Le Talmud est un livre légal, éthique et religieux qui entoure chaque moment de la vie des Juifs. D’après le Talmud, la Torah comportesoixante-dix aspects. Selon le troisième plus grand livre des Juifs, la Kabbale, la lecture traditionnelle de la Torah est ésotérique. (Kaufmann-Eisenberg, p.102-103, 111)

[6] ibid, 144.

[7] ibid, p. 55 (Sa’diya al-Fayoumi, al-Amanat wa’l-İtiqadat, Londres, cité de la p. 211) L’année de décès de Sa’diya al-Fayoumi est 942 et celle de Mousa b. Maymoun 1205.

[8] ibid, p. 55 (al-Fikrou'd-Diniyyou'l-İsraïliyyou Atwarouohu wa Madhahibouh, cité de la p. 159)

[9] ibid, p. 144-145. Les fameuses sectes des Juifs sont: les Esséniens, Zélotes, Sadducéens, Pharisiens (Kaufmann-Eisenberg, p. 101)

[10] ibid, p. 140-142 (İbn Kamouna, cité de la p. 40)

[11] Randles-Hough, p. 18.

[12] Addison, p. 157; Mehmet Paçacı.  Kur’ân da ve kitab-ı Mukaddeste Ahiret İnancı, Edition Nun, İstanbul, 1994, p. 72. Jacob rejeta cette déclaration et exprima que cette croyance était liée à un désir plus général. (voir Edmond Jacob, Théologie de l’Ancien Testament, Neuchatel (Suisse), 1968, p. 253)

[13] Mahmoud Es’ad, İslami Tarihi, Marifet Edit. İstanbul, 1983, p. 316.

[14] Abou Ataillah, p. 153 (Will Durant, Qissatu’l-Hadara,II, cite de la p. 109)

[15] ibid, p. 154 al-Fikrou’d-Diniyyou’l-İsraïliyyou Atwarouhou wa Madhahibouh, cité de la p. 109.

[16] Voir La Vache, verset 213; Yunus, v. 19.

[17] Voir Kılıç, “Kur’ân’a Göre Fıtrî Safvet Dönemi ve Tevhid’in Yozlaşması”, Yeni Ümit, Sujet: 13 (Septembre, 1993) p. 34-40; Mitoloji Kitab-ı Mukaddes ve Kur’ân-ı Kerîm, p. 209-210.

İl est étrange que certains penseurs Musulmans comme İbn Rouchd dit: “Ceux qui ont mentionné la résurrection des corps pour la première fois sont les Prophètes des Enfants d’İsraël venus après Moïse.” (Abou’l-Walid Muhammad b. Ahmad İbn Rouchd. Teqafutu’t-Tehafut, expl. S.J. Maurice Bouyges, 2ème impr., Darou’l-Machriq, Beyrouth, s.d., p. 580) Car il ne serait pas juste de tirer une telle conclusion à partir d’un livre falsifié. Ce qui est convenable c’est de juger par rapport au Coran qui est juste. Comme vont montrer les versets suivants, le Coran possède un aspect qui supporte le contraire.

[18] Comme “Ce jour”, “A la fin des jours”, “Les jours suivants”(voir Jacob, p. 257-258)

[19] Abou Ataillah, p. 54

[20] ibid. p. 16

[21] Gazali, Mohammad, al-Mahawirou’l-Khamsa, p. 149-150.

[22] Çelebi, al-Yahoudiyya, Maktabatu’n-Nahdati’l-Misriyya, Caire, 1978, p. 202-204

[23] İsaiah, XIX, 26

[24] Voir Jacob, p. 250

[25] Daniel, XII, 2

[26] Abou Ataillah, p. 132-133

[27] Randles-Hough, p. 18; Addison, p. 163

[28] Mohammad b. İsmaïl Boukhari, as-Sahih, Mounafikoun, 19, 21 (IV, 2147-2148)

[29] Boukhari, Janaïz, 87, I, 102; pour une narration similaire, voir Mohammad al-Manbaji al-Hanbali, Tasliyatou Ahli’i-Masaïb, expl. M. Hasan al-Khoumsi, Darou’r-Rachid, Beyrouth, 1988, p. 284

[30] Randles-Hough, p. 18; Jacob, p. 243; Addison, p. 158, 227; Abou Ataillah, p. 98

[31] Voir Addison, p. 158

[32] Abou Ataillah, p. 100

[33] ibid, p. 285 (Zafarou’l-İslam Han. Talmud tarikouhou wa Taalimouh, p. 78; Fayoumi, al-Amanat wa’l-İ’tiqadat, cité de la p. 263.

[34] Voir Muslim, Hayd, 34, I, 252.

[35] Abou Ataillah, p. 99, 286.

[36] “Et ils ont dit: «Le Feu ne nous touchera que pour quelques jours comptés!..» (La Vache, v. 80)

[37] Abou Ataillah, p. 287 (S.Y. Muyal. Talmud Aslouhou wa Tasalsoulouhou wa Adabouh, cité de la p. 143)

[38] ibid, p. 118-119 (Fayoumi, al-Amanat wa’l-İ’tiqadat, cité de la p. 226)

[39] Mohammad Ataurrahim, Bir İslam Peygamberi Hz. İsâ, Edition İnsan, İstanbul, 1985, p. 30. Pour plus d’informations sur les Esséniens, voir ibid. p. 27-35.

[40] Abou Ataillah, p. 156-157

[41] ibid, p. 139.

[42] Genèse, III, 23.

[43] Deutéronome, XXXII, 39.

[44] Second livre des Rois, XIII, 21.

[45] Livre de Job, XII, 22; XIX, 26; XXI, 30.

[46] Psaumes, 16, Psaumes de David, 10-11.

[47] Proverbes, XXIII, 13-14, 17-18; XXIV, 14.

[48] Esaïe, XXVI, 19.

[49] Daniel, XII, 1-4.

[50] Ezéchiel, XXXVII, 1-14.

[51] “Et certes tu les trouveras les plus attachés àla vie (d’ici-bas)…” (La vache, v. 96)

[52] Cette pensée est celle de Hasan-i Basri et de Mujahid, Maverdi a aussi partager ce premier point de vue pour la signification de cette expression. Avec ça, Maverdi partage trois autres avis concernant les pays des communautés qui ont péri dans le passé. (voir Ali b.Mohammad b. Habib al-Mawardi, an-Noukatou wa’l-Ouyoun (Tafsirou’l-Mawardi), Darou’l-Kutubi’i-İlmiyya, Beyrouth, 1992, II, 261)

[53] Les expressions de ces versets 74, 75 et 76 peuvent être les paroles rapportées des magiciens comme il se peut que ce soit ce qu’Allah nous a informé sur les gens du Paradis et de l’Enfer. (voir Jarullah Mahmoud b. Omar az-Zamahchari, al-Kachchaf an Hakaïki’t-Tanzil wa Ouyouni’l-Akawil, Darou’l-Marifa, Beyrouth, II, 546)

[54] Voir aussi La Table Servie, v. 13 et 41.

Veysel Güllüce (Prof. Dr.)

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